Aperçu général

À propos du MGCD290.

Le MGCD290, un inhibiteur de petite taille administré par voie orale, est le premier de sa classe à cibler l’enzyme fongique Hos2. L’enzyme fongique Hos2 est une histone-désacétylase (HDAC) qui contrôle l’expression des gènes fongiques.

Les traitements antifongiques actuels présentent plusieurs inconvénients : toxicité, interactions médicamenteuses et inefficacité contre des pathogènes résistants. Le MGCD290 cible ces problèmes, ce composé ayant également présenté un excellent profil d’innocuité lors d’études de phase I. Le MGCD290 est mis au point avant tout pour être utilisé en traitement combiné avec le fluconazole, le médicament antifongique le plus utilisé contre les infections fongiques. À ce jour, le MGCD290 a présenté un excellent profil d’innocuité sans aucune interaction médicamenteuse avec le fluconazole.

Statut clinique.

MethylGene a terminé cinq études de phase I sur le MGCD290, menées auprès de plus de 100 adultes volontaires en santé. Une étude de phase II multi-sites, aléatoire, contrôlée par placebo et menée sur deux groupes auprès de patientes atteintes de candidose vulvo-vaginale (CVV) aiguë, modérée à forte (étude no 290-005) a été récemment complétée. Cette étude a été conçue pour évaluer l’efficacité du MGCD290 utilisé en traitement combiné avec du fluconazole, comparativement à du fluconazole seulement. Cette étude n’a pas démontré que le MGCD290 combiné à du fluconazole procurait un bénéfice statistiquement significatif comparativement à du fluconazole seul. MethylGene examine les données et évalue ses plans relativement au programme du MGCD290.

Études cliniques sur le MGCD290.

Études cliniques sur le MGCD290.

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À propos de la candidose vulvo-vaginale

La candidose vulvo-vaginale (CVV) aiguë est une infection à levure touchant approximativement 75 % des femmes en santé au moins une fois dans leur vie, tandis que 40 à 45 % d’entre elles seront affectées par deux épisodes de CVV ou plus1. Les facteurs prédisposant à la CVV incluent le diabète non stabilisé et l’immunosuppression. Une dose unique de fluconazole est indiquée pour traiter la CVV aiguë, et ce traitement est considéré efficace chez les femmes atteintes d’une infection mineure2. Cependant, chez les femmes atteintes d’une infection modérée à forte, le taux de succès d’un traitement au fluconazole n’est que de 30 à 50%.

La CVV est principalement due à un type de levures appelé Candida albicans, bien qu’il semble que le Candida glabrata soit aussi responsable de 10 à 15 % des infections et que les souches autres qu’albicans résistant aux azoles soient davantage prévalentes dans des groupes en croissance de la population, tels que les diabétiques3. Malgré le besoin médical existant, peu d’agents sont actuellement en développement.

La CVV récurrente est une forme plus complexe de CVV qui se caractérise par au moins quatre épisodes de CVV en un an4. Cette maladie touche de 6 à 8 millions de femmes aux États-Unis et plus d’un million au Canada5. La CVV récurrente est typiquement traitée au moyen d’un médicament antifongique, le fluconazole, mais ce traitement est souvent administré à long terme (pendant au moins six mois) et, une fois le traitement terminé, le taux de réapparition est élevé. Il n’existe aucun médicament approuvé par la FDA pour le traitement de la CVV récurrente et peu d’agents sont en développement.

À propos des infections fongiques invasives.

Les cas d’infections fongiques invasives ont augmenté rapidement au cours des 20 dernières années6. Le taux de mortalité associé aux infections nosocomiales impliquant l’espèce Candida atteint 40 % et les espèces résistant aux médicaments représentent une proportion de plus en plus importante de ces infections7. L’aspergillose est un autre type d’infection fongique invasive dont le taux de mortalité est particulièrement élevé, s’élevant à 85 %8. Les cas d’isolats d’Aspergillus résistant aux médicaments et affectant des patients hospitalisés sont en croissance et pourraient dépasser 30 %9. Les groupes à risque de contracter une infection fongique invasive qui enregistrent la croissance la plus forte sont les patients greffés, ceux ayant subi une opération chirurgicale, les patients atteints d’un cancer, les patients recevant un traitement immunosuppresseur, les bébés prématurés et les personnes âgées.

1. Seidman & Skokos, 2005, Infectious Diseases in Obstetrics and Gynecology 13:197
2. de Leon et al, 2002, BMC Infectious Diseases 2:1
3. Infectious Diseases Society of America Guidelines, 2009
4. Centres for Disease Control, 2011
5. Sobel, 2006, Current Infectious Disease Reports 8: 481
6. Pfaller & Diekema, 2007, Clinical Microbiology Reviews, 20:133
7. Snydman, 2003, CHEST 123:500S
8. Pfaller & Diekema, 2006, CID 43:S3
9. Bueid et al., 2010, Journal of Antimicrobial Chemotherapy